J'ai toujours adoré les documentaires animaliers. Hier soir, il y avait ce reportage sous-marin, passionnant.
On y voyait des rémoras : ce poisson accompagne ses congénères plus plus grands et plus forts que lui. Il nage dans leur sillage pour éviter de faire trop d'efforts et récupère à manger ce qui tombe de la gueule de son hôte. Quand j'étais plus jeune, je pensais que les rémoras étaient des jeunes requins qui suivaient leurs parents : je n'avais pas encore bien saisi le concept de parasitisme .
Le documentaire ne parlait malheureusement pas de la charmante crevette nettoyeuse, qui attend tranquillement logée dans le récif que les poissons viennent se faire nettoyer dens et écailles. Elle ne nage pas. On vient la voir naturellement parce qu'on connaît son efficacité. Quel talent.
De toutes façons les documentaires sont souvent mieux sur France 5 que sur France 2.
Cette année, plein de bonnes résolutions. Parce que bon. D'abord, j'ai décidé d'arrêter de tomber malade et d'arrêter d'avoir envie de pisser à des moments inopportuns. J'ai décidé de passer plus de temps dans la salle de bain et de m'occuper de mon body avec plus d'attention.
J'ai décidé de ne pas m'arrêter d'avoir une préférence pour les rousses. J'ai décidé de devenir une star internationale d'ici novembre (après, j'aurai pas le temps). J'ai décidé d'arrêter de faire des fautes de frappe.
J'ai décidé d'arrêter de penser , à chaque fois que je vois écrit "CAC 40" que si on rajoutait une petite barre au "4", ça ferait "CACAO" (maintenant que je vous l'ai dit, vous allez voir… ).
J'ai décidé de me moquer copieusement des filles qui m'affirment sans rire qu'elles ne peuvent pas baiser avec un mec dont elles ne sont pas amoureuses "parce que c'est pas pareil tu vois, on n'est pas comme vous, les mecs". J'ai décidé d'ailleurs de rencontrer des filles globalement plus rigolotes et sexy (en plus, y'en a plein cette ville).
J'ai décidé de trouver des amis qui ne dorment pas 12 heures par jour, car ça contrarie mes insomnies.
Dans un grand élan de solidarité envers mes amis non-fumeurs, j'ai décidé d'arrêter de fumer dans les bars. J'ai aussi décidé d'arrêter de picoler tous les jeudi 29.
J'ai décidé d'arrêter de scotcher sur les jolis pieds d'Uma Thurman dans Kill BIll. J'ai décidé de ne sortir qu'avec des filles dont le nom se termine en "a".
Sinon, globalement, j'ai décidé de rester exactement comme je suis et que j'allais faire en sorte que ce soit les autres qui changent car il est temps qu'ils pensent un peu plus comme moi (ok, j'ai piqué celle-ci dans la liste de Nicolas).
J'ai décidé de faire aussi plus d'une note par mois sur ce blog, mais j'y arrive pas. Alors bon.
Vendredi soir, à la Cigale passait l'excellentissime (et je pèse mes mots) David Sylvian . Le concert était ce que je n'hésiterai pas à qualifier de lunaire. J'entends par là d'une qualité musicale brillante mais également que bien que proche (c'est petit la Cigale), son attitude, la complexité et la variété des arrangements rendaient le concert un peu irréel.
J'adore David Sylvian et quasiment tout ce qu'il a fait.
J'admire particulièrement les artistes qui ne s'essoufflent pas, voire qui bonifient avec le temps. Ils sont peu. Réalisateurs, écrivains, peintres… combien avaient en eux un bon bouquin, un bon film, une bonne période et point barre ?
Pour les marathoniens, hormis David Sylvian, je citerai Joni Mitchell, Martin Scorsese, Manfred Mann, Picasso… Il y a les autres qui ne savent malheureusement pas toujours s'arrêter.
Mais un certain succès est toujours là alors pourquoi s'arrêter ? Même si ce succès n'est en rien comparable aux premiers temps… Vous les avez vu, ces types qui tentent de passer quelques morceaux de leur dernier album que le public écoute poliment et qui devient dingue quand, enfin, on leur joue un vieux tube.
Vous me direz que ce phénomène est également dû au fait que les gens sont nostalgiques au-delà du raisonnable et je suis bien d'accord.
N'étant pas de nature nostalgique, j'ai toujours cru important d'enterrer ses héros. Force est de constater que j'en fais passer un grand nombre à la trappe, ceux qui finissent par se plagier eux-mêmes ou qui font du marketing plutôt que de la création (Gainsbourg est vraiment mort à quel âge ?).
En parlant de marketing, nous avions en première partie de concert, la charmante Skye .
Skye, la fille qui chante "soyons sexy" en jeans t-shirt et les cheveux pas lavés.
Skye a une très jolie voix, c'est indubitable et elle peut frimer. Elle pourrait encore plus frimer si elle évitait de se planter trois fois dans un de ses propres morceaux. Par ailleurs, une jolie voix n'excusera jamais des paroles lamentables : Skye est à Nougaro (qu'elle a très joliment repris), Gainsbourg (encore lui) ou même Souchon ce que Marc Levy est à Flaubert…
J'ai particulièrement aimé le passage ou elle chante : "aussi vrai que le charbon peut cacher de l'or". Cette phrase m'a laissé carrément perplexe : confond-elle l'or avec le diamant ou est-ce juste une métaphore totalement moisie ? Moi qui adore la musique des filles…
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D'une manière générale, je déteste les premières parties. Elles sont rarement choisies par les artistes mais lorsque ça arrive, on à au moins l'occasion de rester dans l'univers de la seconde partie. C'est un tout. Plus souvent, elles sont choisies, promues par les salles ou je ne sais quel producteur. Et là, j'ai vu des trucs nullissimes (vous noterez l'emploi du suffixe "issime" qui rappelle "l'excellentissime" du début).
J'en ai aussi vu des jubilatoires.
Nosfell, par exemple, que j'avais découvert en première partie de Suzanne Vega : il avait même été bien plus brillant qu'elle (avec tout le respect que je dois à Suzanne) ; Primus en première partie de Rush ; Howie Day en première partie de Tori Amos…
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Vue lundi soir vers 20h10 : une petite blondinette sur le quai de République en direction de Balard. Je me retrouve assis en face d'elle dans le métro (non, pas par hasard). Pull en "V", très échancré, poitrine… abondante, jeans hyper pas seyants et des tennis en daim avec des strass dessus qui sont peut-être sensées rappeler ses boucles d'oreille, mais j'en doute. C'est terne et pas de très bon goût. Mais, elle est charmante comme tout. Son visage rattrape tout. Elle lit un truc que je pense être du Michael Connely (même couverture, probablement la même collection) mais qui s'avérera être du Jeffrey Machin (pas pu lire le nom).
Pris d'une hardiesses soudaine, je lui avais souri sur le quai à République ; elle décide donc de ne jamais lever les yeux vers moi. Et je réalise que je la comprends : je ne me draguerai pas moi-même.
Je cherche encore, LA phrase pour aborder. La phrase tout-terrain (je rêve de dire à une jolie serveuse "vous finissez à quelle heure ?" ). Impossible : même quand je trouve un truc hyper brillant (je ne vous permets pas d'en douter), je me dis que c'est trop relou. Une chose me turlupine pourtant : j'ai lu que les stations de Vélib devenaient de véritables espaces de drague. On a déjà créé le mot de vélibataires. Les mecs aident les demoiselles en détresse et leur paient des cafés !!!! On croit rêver. Finalement, peut-on vraiment reprocher aux filles de ne jamais lire les modes d'emploi ?
Bref… depuis, cette histoire de café me turlupine… Alors comment aborder cette blondinette, alors que…
1. elle sort à ma station ; 2. elle prend la même sortie que moi ; 3. Je lui tiens la porte qui marque la limite au delà de laquelle les billets ne sont plus valables ; 4. Qu'elle prend le même escalier que moi (tout ce temps, elle est dans mon dos à quelques pas) 5. Qu"elle traverse la rue tout comme moi à tel point que je me dis que cette fille aussi va au Monoprix (qu'est-ce qu'on fait pour vous aujourd'hui ?) 6. Qu'elle VA AU MONOPRIX !!!
Bref j'ai failli m'arrêter en lui demandant d'arrêter de me suivre…
Samedi soir, j'ai passé deux heures à côté d'une fille qui buvait des coups toute seule en me disant qu'elle devait s'attendre, dans un bar, à se faire accoster, alors, pourquoi pas moi ? Rien n'y a fait.
En bon communicant, je regarde régulièrement ce que les blogueurs appelle leurs "stats". En gros, une page qui analyse combien de personnes passent chez moi par jour. Mais pas que.
Car, à l'instar du Maire de Levallois, les blogueurs aiment savoir ce qui se passe chez eux et, donc, surveillent les allées et venues des visiteurs. Pour beaucoup, c'est évidemment un moyen de satisfaire leur vanité en voyant le gros chiffre qui augmente de jour en jour. C'est aussi un moyen de se mettre la pression, car il faut tenir son lectorat.
Je ne dis pas que je ne suis pas sensible à cet aspect, mais en fait, je suis déjà suffisamment surpris que ne serait-ce qu'une personne par jour vienne lire ces pages. D'ailleurs, la rubrique "perdu dans le net", créée à l'origine de ce blog était liée au fait que je pensais fermement que dans la blogosphère, personne ne m'entendrait crier.
En fait si.
Pour ceux encore qui ne le savent pas, tous vos faits et gestes laissent une trace sur le web. Bien sûr, le web étant une usine à pub, il faut que l'on sache qui va où ; pourquoi ; a-t-il cliqué sur la bannière ; à quelle heure ; à partir de quel site, etc.
Les systèmes de traçage se sont démocratisés et espionner les gens n'est plus l'apanage des seuls publicitaires. Et la somme des informations recueillies est… assez intéressante.
Sur 20six, mon piteux fournisseur, une page de statistique est fournie, qui ne me donne que les comptes des visiteurs au jour, au mois et à l'année. C'est bien, mais c'est peu : comme je t'aime cher lecteur, j'ai besoin d'en savoir plus sur toi. D'où viens-tu ? À quelle heure me lis-tu ? Pourquoi diable as-tu atterri sur cette page ? Suis-je référencé dans tes bookmarks ou retapes-tu mon adresse à chaque fois ? Cherchais-tu un renseignement sur Nabokov ?J'en passe…
D'abord, et je les remercie au passage, j'ai chaque jour des lecteurs qui viennent d'ici et d'ici . Bonjour à vous. Et merci à elles.
Cette semaine, les googleurs ont atteri chez moi (par hasard ou par erreur donc) en tapant les requêtes suivantes :
21.05% humbert humbert 15.79% faire fi 10.53% rue des petits carreaux 5.26% vanessa pottier 5.26% tétines pour enfant gore 5.26% chanson de haine 5.26% humbert humbert 20six 5.26% blog humbert humbert 5.26% bebe celluloide petite taille 5.26% site gerontophiles 5.26% ça fait plouc 5.26% humberthumbert 20six 5.26% endroit de drague jardin d'acclimatation
Regardons-y d'un peu plus près. Les 21,05% qui tapent "Humbert Humbert" me cherchent-ils ou pas ? Humbert Humbert est un héros de roman, un groupe de rock et, en fait, un pseudo assez répandu (ce qui me laisse perplexe).
En revanche,ceux qui ajoutent les formules "20six" ou "blog" viennent probablement me chercher.
10,53% d'entre vous ont tapé "rue des petits carreaux", une rue assez souvent mentionnée dans ces pages à une certaine époque.
Depuis l'apparition de "Vanessa Pottier" sur les écrans français il y a plus de six mois, celle-ci me fournit encore 5,26% de mes lecteurs potentiels.
Mais que penser des requêtes "tétines pour enfant gore", "bebe celluloide petite taille", "site gérontophiles", "ça fait plouc" et "endroit de drague jardin d'acclimatation" ?
Bon, déjà que la dernière requête correspond à une de mes notes préférées (celle-ci ). Ensuite, que les gens tapent n'importe quoi sur Google. Enfin, il faut savoir que la personne qui a tapé "ça fait plouc" vit en Espagne.
Oui, car je sais aussi où vous êtes (vous commencez à flipper ou pas là ? ).
Ça, c'est en gros. Mais, je sais que l'espagnol, par exemple, est de Saragosse.
Qu'est-ce qu'on s'amuse.
Mais je sais aussi qu'il utilise Internet Explorer 5 et que son écran a une résolution de 800x600 (c'est bien tout ce qu'il mérite pour utiliser Explorer). Ah, je sais aussi qu'il est resté 1 seconde chez moi, mais je ne suis pas terrassé par la surprise. L'américain, lui, est resté 3 heures, 9 minutes et 45 secondes. Je tiens à le remercier de son attention (Thank you for your attention).
J'ai cru noter également qu'une de mes commentatrices régulières a dû déménager récemment. En tout cas, son IP a changé (sans déconner, vous aimeriez me croiser dans une rue sombre ?).
Vous trouvez ça flippant ? J'espère bien. Vous n'êtes pas spécialement impressionnés ? Qui vous dit que je n'ai pas d'autres informations ?
Une bonne nuit à tous. Grâce à vous, je ne suis jamais seul (rire inquiétant façon Vincent Price avec plein d'écho).
D'abord, j'ai pris un apéro rapide avec une ex (vous noterez que j'ai dit "une" ex et non pas "mon" ex ; la différence entre les deux se trouve quelques part dans ces pages). Il reste parfois avec les ex comme un parfum de nostalgie, ou tout simplement une envie de se sauter dessus. Dans mon cas, ce soir, le peu qui restait de mon envie de la… de la voir, disons, s'est totalement évaporé. Pourquoi ? Parce qu'elle m'a raconté sa vie, son boulot, son mec et que, force a été de constater que j'entendais la même chose il y a quelques années ; une irrépressible envie de fuir m'a prise.
Dont acte.
J'avais ensuite un apéro prévu à 20h15 dans un autre quartier de ma ville
Dans le métro, j'ai repensé à mes envies de nouvelles rubriques pour ce blog (qui a besoin de revenir à sa source et aussi, de nouvelle rubriques). Je pense à reprendre ma rubrique cinoche, mais aussi, et surtout, une rubrique pub et une rubrique "je vous ai vu" (qui consisterait à décrire des gens que j'ai croisé dans le métro, dans la rue et qui ont attiré mon attention).
D'ailleurs, j'ai vu une charmante asiatique. Elle a changé à Concorde pour prendre la 12 direction Porte de la Chapelle. Jupe en jean avec le bas faussement déchiré, une paire de chaussettes/mi-bas noirs. Très jolie. J'ai usé de ma technique habituelle de discrétion (je vous raconterai) pour me retrouver assis en face d'elle sur la ligne 12. La jupe est ultra-courte et surtout elle a l'air d'avoir une peau… satinée. Oui, c'est ça… satinée. Je passe donc mon voyage à tenter de ne pas la regarder. Ce que je fais avec brio. Elle sort à Pigalle. Je l'aurai parié.
Arrivé, légèrement en retard, à mon apéro. J'ai proposé à une amie (une ex) de parler de son boulot avec elle. Elle est très stressée et se met une pression pas possible. Elle a 30 ans. Elle veut changer de métier, mais, ne sait pas quoi faire. Je lui dis que c'est le prix à payer lorsqu'on ne s'intéresse à rien. Elle me dit qu'elle ne sort plus depuis 3 mois. Je constate que ça correspond avec le moment où elle s'est installé avec son mec. Lorsqu'elle fait quelque chose, c'est sous l'impulsion du dit mec.… La déprime monte d'un cran. Elle me quitte à 21h30. C'est pas mal pour un apéro, mais je sens surtout qu'elle veut retrouver son canapé rapidos. Pas de souci.
J'ai une amie dans ce quartier (une ex). Je l'appelle. Elle m'invite à monter. Elle me prévient qu'elle est en pyjama. Bien sûr, que faire d'autre un jeudi soir à 21h45 ? Sa sœur est avec elle, en pyjama également. La sœur met quinze minutes à se joindre à la conversation puisqu'elle est sur Internet.
Nous papotons. Je reste dans le quartier parce qu'il est question aussi parce que j'attends qu'une autre amie (une ex) rentre d'un dîner et qu'elle m'appelle pour qu'on prenne un verre.
À 22h30, mon téléphone vibre. C'est elle. Elle me propose de "prendre un verre dans le coin". Traduction, "tu ne passeras pas chez moi, on ne sait jamais". Mais, je reste bloqué sur le fait qu'elle a fini de dîner et qu'elle est rentrée chez elle pour 22h30. Elle est fatiguée. Elle propose un verre pour 1/2 heure. Je décline.
Et puis… trente minutes plus tard, je lui re-téléphone et lui propose de prendre un café. Elle ne répond pas. Traduction : elle dort ou (plus probablement) elle filtre. Qu'est-ce qui fait qu'une jolie jeune femme célibataire d'une trentaine d'années aille se coucher à 23h en semaine ? Le vide intersidéral de sa vie et de ses envies sans doute. Je reprends donc le métro, perplexe et maussade.
Je déprime parce que je pense à ces trois filles. Trois jeunes femmes dans le même état. Perdues dans leurs boulots (qui est, incidemment, le même). Sans aucune idée de projet et sans la moindre trace d'énergie. Dans l'idéal ? Oui, elles savent ce qu'elle veulent faire : se caser et avoir beaucoup d'enfants. Je schématise, mais, on n'est pas loin. Le Prince Charmant a encore de beaux jours devant lui.
Pas de sorties, pas de lectures… Elles ne sont pas des moteurs. Elles se laissent aller au rythme de leur boulot et, quand il y en a un qui se pointe, de leur mec.
Au retour, j'ai croisé une petite rousse. D'allure très timide, elle portait des bottes marron sur un collant marron. De très grands yeux bleus et une jolie bouche. De grandes dents de devant lui donnait un air un peu enfantin, voire l'air d'être une simplette, mais elle n'en restait pas moins charmante à mes yeux. Elle ne m'a jamais vu (regard vague). Étonnant décalage de cet air simple(t) et d'une tenue plutôt rock n' roll. Troublant.
Je remarque en relisant ce paragraphe que je décris les filles uniquement en parlant de leur jambes et de leur visages. Ça doit être lié au manque de cul du moment.
Je rentre chez moi. Trente minutes plus tard, mon téléphone vibre. SMS d'une amie (une ex) qui me dit, texto, (c'est le cas de le dire) : "Je suis rentré, mais je travaille dans huit heures, autant te dire que je vais rapidement aller me coucher. On se rappelle, on se voit bientôt". J'étais dans son quartier juste avant et l'avais également appelé, just in case (elle a une très bonne descente de vodka).
Regardons ce message de plus près. Cette jeune femme n'a pas 30 ans. Il lui faut néanmoins ses huit heures de sommeil : admettons. Elle m'envoie un texto. En fait, c'est le quatrième à la suite dans le genre à raison d'un tous les trois mois. Nous ne nous sommes pas croisés depuis un an. Je déteste les textos. Ils ont une fonction bien particulière (discrétion) et ne devrait pas être utilisés pour autre chose (envie de ne pas communiquer en direct).
Heureusement, la déprime ne me touche plus car, au moment où je reçois ce dernier message, je regarde un épisode de la saison 4 de West Wing. C'est souvent l'unique moment de la journée ou on ne me prend pas pour un imbécile. Merci Aaron Sorkin.
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Pendant que je vous tiens, je vais aussi commencer ma section pub en vous parlant de deux affiches en ce moment dans le métro.
1. Si vous vous demandez pour quoi est la pub teaser (c'est-à-dire une pub sans signature) avec des cartes postales triangulaires représentant (littéralement) un coin de ciel bleu, c'est une pub pour EDF. Comment je le sais ? Bah, déjà, c'est mon métier, et surtout, c'est écrit dessus (approchez-vous de l'affiche). D'ailleurs, je parie que l'expression "un coin de ciel bleu sera dans l'accroche (pour ceux qui ne font pas de pub, "accroche" = "slogan" ).
2. Les pubs pour Riverdance. À chaque fois que je vois ces pubs, je pense à Jean-Jacques Goldman qui avait utilisé ce genre de formation pour un de ses clips.
Donc, pitoyable.
Ensuite, je me demande ce qui pousse les gens à aller voir ce spectacle après une affiche aussi horrible.
En fait, voilà : le but de cette éventuelle nouvelle section est le suivant : critiquer les DA (les Directeurs Artistiques) qui réalisent les visuels des pubs. Les DA sont responsables du "look" de la pub, de ce que vous voyez. Accessoirement, si ce que vous voyez est moche, ou, mal réalisé, et que vous ne vous en êtes pas aperçus : on a bien fait de vous prendre pour des truffes (ce que la majorité des clients des agences de pub pensent de vous).
Mais, revenons à Riverdance. Si vous regardez un peu plus attentivement l'affiche que d'habitude, vous verrez que sur la droite, que la même fille apparaît deux fois. C'est qu'en fait, cette longue ligne de danseurs n'existe pas. C'est un montage (hideux). Amusez-vous à retrouver les mêmes personnes plusieurs fois sur la même affiche.
De la même façon, dans la dernière pub SFR, avec tous les gens dans un champ ne sont pas dans le champ. Ils sont pris en studio et inclus dans le champ. Ok, ça n'est pas très grave, mais c'était juste pour dire (cette pub mélange, prise de vue extérieure, prise de vues studio et montage numérique (les panneaux)).
Merci de votre attention.
Ah oui, sinon, je serai à la République des blogs le 26. J'ai hâte. Venez me surprendre. Ça me changera.